Ce matin, le sang chaud des bébés phoques a commencé de se refroidir et de coaguler sur les quelques morceaux de banquise dérivant, où les phoques du Groenland survivent.
Après des semaines de noyades massives et horribles dans les eaux froides et sombres de l'Atlantique suite à la fonte accélérée de la banquise, les jeunes phoques du Groenland, sans défense, doivent maintenant affronter l'implacl'implacabilité barbare des massues des chasseurs de phoques qui vont s'abattre sur leurs crânes fragiles.
Le massacre pervers des bébés phoques du Groenland a commencé, et ce, après qu'environ un quart des naissances de cette année ait déjà périt du fait du réchauffement climatique. Le Canada veut tuer 275.000 survivants, et les bateaux de chasse sont en train de récurer les berges et de rechercher les quelques morceaux de glace dérivants, avant de lâcher leurs hordes de meurtriers sur les sans défense.
Le carnage est en cours. Le plus grand massacre de mammifères marins sur la planète. Il a été approuvé par un Terre-Neuva qui tient la position de Ministre des pêches et des océans. Il a cette semaine, montré un mépris sans commune mesure vis-à-vis des preuves scientifiques, et de la réalité du réchauffement climatique, et a instauré des quotas dans le seul but d'apaiser les pêcheurs de Terre-Neuve qui n'aiment pas les phoques.
Ce qui est une tragédie annuelle à des proportions immenses est aujourd'hui encore plus ignoblement aberrent du fait que les meurtriers s'attaquent aux survivants ce ces conditions catastrophiques de fonte des glaces. Ces phoques ont lutté et souffert pour survivre aux éléments naturels, et aujourd'hui, ils dérivent sur des petits morceaux de banquise sans moyen de défense ni secours.
Quel paquet de lâches que ces tueurs de bébés phoques. Ils sont la honte du Canada, et en tant que Canadien de douzième génération, dont la famille a toujours été liée au secteur maritime, je suis dégoutté de la brutalité et de l'obscénité de ce massacre à grande échelle sur la glace des lieux de mise-bas au large de la côte Est du Canada.
Je ne peux pas aller sur place cette année parce que par décision de justice, je suis interdit de séjour sur la moitié de mon pays Natal. J'ai été récemment condamné pour avoir été témoin de la mort d'un phoque aux mains d'un chasseur (en 2005) et ai été condamné à payer une amende de 3.000 $ et interdit d'entrée sur le territoire canadien par la côte Atlantique pendant deux ans.
Nous mettons « interdit de séjour » au même rang que l'Apartheid qui gouverna l'Afrique du Sud, et maintenant, des Canadiens sont interdits de séjour pour avoir seulement été témoin d'une atrocité sur le territoire canadien.
Le Canada clame que la chasse au phoque est la chasse la plus humaine et réglementée du monde. Si tel est le cas, pourquoi en être témoin ou faire un document sur le sujet est-il un crime ?
Mais plus grave, pourquoi les chasseurs ont-ils l'autorisation d'exterminer les survivants de la plus grosse vague de mortalité de jeunes phoques due au réchauffement ? Ajouter un quota de 275.000 à une estimation de 250.000 morts suite à la fonte de la banquise, nous donne un chiffre énorme de 525.000 morts pour 2007.
Ce n'est même plus une chasse, c'est un massacre. C'est une tentative d'extermination d'une espèce.
Le gouvernement canadien se défendra de cette accusation. Pourquoi extermineraient-ils les phoques qui sont le gagne-pain des chasseurs ? Le même argument a été utilisé pour justifier la surpêche au cabillaud. Les populations de cabillaud ont été éliminées et ne s'en remettront jamais du fait de l'arrogance et de la volonté de se voiler la face du département canadien de la pêche et des océans (DFO).
Les phoques du Groenland sont systématiquement exterminés, et le DFO supervise cette solution radicale, parce que les phoques sont les boucs-émissaires d'une mauvaise gestion de la pêche. Si le gouvernement accuse les phoques et promet comme solution pour le retour à une population normale de poissons, l'extermination des phoques, les électeurs continueront de le soutenir. Considérant que le ministre de la pêche, Monsieur Loyola Hearn, dépend seulement des électeurs de Terre-Neuve, il n'a pas à se soucier des inquiétudes des Canadiens hors de Terre-Neuve.